Intrigues à la Sarraz


Synopsis


1237 – Duché de Grandson, situé au milieu d’un petit Royaume, le Vaadtland, dirigé par un roi plutôt sage et bienveillant pour son peuple, mais vieillissant et manipulateur. La duchesse Yris, unique héritière de ce Duché, qui comprend un riche et vaste territoire, se caractérise par une grande beauté et un caractère des plus fougueux. Depuis son plus jeune âge, la jeune femme s'est toujours efforcée de rivaliser avec les hommes. Préférant l'équitation et la chasse à la danse et à la vie de cour, elle semble n'avoir jamais voulu comprendre que les travaux d'aiguille ne se pratiquent pas à la rapière. Son père n'a jamais eu le cœur de lui refuser quoi que ce soit, la laissant se vêtir comme un homme, s'entraîner aux arts de la guerre et surtout acceptant son souhait de ne pas avoir d'époux.


Il y a trois ans, la santé du vieux Duc a soudainement décliné et il mourut peu après. La perspective de voir son frère aîné, beaucoup plus conservateur que son père en ce qui concerne la place des femmes dans la société, ceindre la couronne ducale ne la réjouissant guère, la jeune fille décida alors de s'enfuir le plus loin possible pour échapper à un destin dont elle ne voulait pas. Pendant ce temps, une habile accusation de félonie de la part de la royauté a conduit le tout nouveau duc dans un cachot. De plus, la guerre et une épidémie ont éclairci les rangs de la famille au point que Dame Yris s'est trouvée être la seule héritière des terres familiales, sous la tutelle du roi. Le pouvoir royal a vu là une occasion inespérée de mettre fin à une trop longue période d'autonomie pour ce territoire tant convoité en donnant le titre à la charmante descendante de la lignée légitime et en la mariant dans la foulée au prince héritier. Une expédition a donc été mise sur pied pour retrouver la trace de l'héritière qui a finalement été ramenée plus comme une prisonnière que comme une personnalité de premier plan et a depuis été assignée à résidence sous bonne garde dans un lieu tenu secret.
Afin de tenter de calmer les esprits, le Roi saisit le prétexte du prochain mariage de son fils pour organiser à travers tout le Royaume de grandes réjouissances. Afin de bien asseoir sa future mainmise sur le Duché, le Souverain a déplacé une partie de sa Cour dans la capitale du Duché, Grandson, où son fils le Prince Phébius supplée dorénavant à l’autorité laissé vacante. Des rumeurs transpirent selon lesquelles cette dernière aurait été transférée du Palais royal à Grandson, bien que l’on en ignore la raison. Des propos tenus de domestiques royaux donneraient à penser que le Roi veut annoncer le mariage entre le Prince et la Duchesse au sein même des murs du Duché, voire l’y célébrer. D’autres ragots recueillis auprès de certains gardes avinés feraient état d’un complot visant à faire libérer l’héritière. D’autres encore émanant d’un prisonnier évadé, mais dont on ignore tout et même s’il a existé, évoque la restitution du pouvoir ducal du Comte Amaury par un coup de force de ses partisans, encore nombreux dans la région.
L’imminence de la cérémonie attire toutes sortes de personnages plus ou moins recommandables à proximité de la capitale ; marchands, camelots et autres bateleurs, ainsi que des tire-laine de tout acabit. Certains voyageurs ont préféré se tenir un peu plus à distance en se rendant dans les châteaux des environs, qui ont ouvert leurs basses-cours pour l’occasion sur ordre royal. C’est le cas des personnages, qui ont choisi le château de la Sarraz, un lieu hautement symbolique puisque c’est celui où a grandi Yris, loin du tumulte politique de la capitale. Elle y fut très aimée par toute la population locale, qui lui voue encore un grand soutien et désapprouve plus que quiconque cette union forcée.

Le début de la partie


Les personnages séjournent au Poney Fringant, l’auberge intra-muros du château. Le principal sujet de conversation est évidemment le tout prochain mariage royal, où l'on célèbrera l'union du prince héritier avec la plus grande fortune du royaume. La beauté de la future princesse fait évidemment débat, puisque certains affirment qu'elle a des dents de cheval, ou une voix de canard, ou un nez crochu, voire tout cela à la fois, alors que pour d'autres, elle est la beauté et la grâce incarnée. La vertu de la future mariée fait également débat, puisqu'on raconte qu'elle se serait autrefois enfuie avec l'un de ses nombreux amants. Quant au caractère de la «belle», les potins ne manquent pas non plus, puisqu'elle est censée avoir réussi à s'évader de tous les endroits où elle a pu être enfermée, tué des dizaines d'hommes d'armes, fait mourir d'un seul regard l'un de ses ennemis... D'ici à ce qu'elle soit une sorte de sorcière... La réalité est que très peu ont eu l’occasion de la voir, et personne depuis qu’elle s’est enfuie depuis des années. Certains vont jusqu'à commenter, moins prudemment à mesure que leur taux d'alcoolémie s'élève, la politique royale, notamment en ce qui concerne l'incarcération du jeune duc ayant abouti à la quasi-confiscation du duché par le roi, pour qui ce mariage est la meilleure affaire depuis longtemps, puisqu'il lui permet de mettre la main sur une grande richesse. Le Poney Fringant est l'une des principales auberges du Duché. En plus de proposer des chambres de bonne qualité, c'est une table plutôt réputée et l'on y sert une grande variété de vins importés de diverses contrées. Des voyageurs de tout le pays – et parfois de haute lignée - viennent d'ailleurs régulièrement y séjourner incognito.


Au moment du début de notre histoire, les convives arrivent à l’auberge, font connaissance et se préparent à passer une agréable soirée dans la joie en tentant d’oublier la mauvaise fortune. Les nombreux doutes quant à la destinée du Duché et à son futur dirigeant ne manquent pas de susciter beaucoup d’inquiétude, ce d’autant que le Prince Phébius s’est plutôt distingué ces six derniers mois par un commandement de fer et des exactions sans état d’âme. Il n’est ainsi pas étonnant que l’on retrouve à l’auberge de ce château – en raison de son symbole très fort – toute sorte de gens très concernés par ce qui arrive ; partisans de la Duchesse évidemment, mais sans doute également d’autres factions n’ignorant pas les allégeances marquées et notoires de ce château.

Les Personnages / rôle disponibles


Vous pouvez choisir de jouer l'un des personnages listés ci-dessous. Attention aux symboles de genre : les ne peuvent être joués que par des hommes, les que par des femmes. Le double symbole indique un rôle pouvant être incarné indifféremment par un homme ou une femme (les rôles comportant un  ne peuvent être choisis, car ce sont les personnages des organisateurs).

 

Pour les Groupes, il est possible de rajouter des rôles secondaires (joueurs), des rôles de figurants (non-joueurs) ou encore de faire des équipes (soldats du Roi, mercenaires, gardes ducaux, moines, bateleurs, etc..) permettant un grand nombre de joueurs (jusqu'à 200).


Le personnel de l'auberge

Les animateurs. Ces rôles sont joués par les organisateurs de la soirée.

L’aubergiste (Félix)

Un vieil homme qui dirige l’Auberge du Poney Fringant depuis aussi longtemps que les mémoires des plus vieux s’en souviennent. Bien qu’il semble tout savoir sur la politique et les événements, il ne prend parti pour personne, très soucieux que son Auberge reste un lieu de rencontre neutre pour toutes les factions. Il nest pas donc étonnant de le voir capable de répondre à une question dont personne ne connaît la réponse, puis juste après de refuser une information pourtant très simple.

La tavernière (Hedwige)

La femme de l’aubergiste. Une femme dynamique et entrepreneuse qui n’est pas pour rien dans la renommée du Poney Fringant.

La fille de l'aubergiste (Eglantine)

Espiègle et enjouée, sa fraîcheur et son éternelle bonne humeur égayent les plus taciturnes des convives.

La fille de salle (Sidonie)

La serveuse de l’Auberge. Une jeune fille voluptueuse et peu farouche. Clairement l’un des attraits du Poney Fringant.

Le garçon d'auberge (Isidore)

C'est le commis de l'auberge. Il s'occupe d'aller chercher les provisions, porter des messages, chauffer les lits des convives, monter l'eau chaude des baignoires. Il a en autres la charge de guider les invités dans les différents lieux du château.

Le simple (Rollo)

L’homme à tout faire de l’Auberge. Un homme doux et jovial, il se met toujours en quatre pour les désirs des convives.

La cuisinière (Laura)

Cette jeune femme d'origine écossaise est l'un des piliers de la réputation gastronomique du Poney Fringant. Sa cuisine est connue à des lieux et c'est avant tout grâce à elle que l'établissement peut se vanter de recevoir une clientèle provenant de même au-delà des frontières du Duché.

Les Habitués

Ceux qui font partie des murs et séjournent régulièrement au château de la Sarraz.

Le mendiant (Cleph)

L’ivrogne de l’auberge. Un mendiant plutôt collant et fort en gueule, bien que totalement inoffensif. Sous son aspect repoussant se cache toutefois une personnalité attachante et lumineuse. D'une érudition étonnante pour son statut, Cleph semble en connaître pas mal sur pas mal de choses et pas mal de monde...

Le geôlier ♂ (Sergent Hugon)

Ce quinquagénaire ivrogne et placide faisait autrefois partie des geôliers de la jeune Duchesse, qu’il a bien connu notamment quand elle était enfant. Après la disgrâce du Duc Amaury, il fut enrôlé par les forces royalistes et est aujourd’hui le chef-geôlier des prisons de Grandson. Il se rend régulièrement au Poney Fringuant pour y profiter de ses notoires bienfaits et pour y ressasser ses souvenirs avec de vieux compagnons. L'alcool a tendance à lui délier la langue, le poussant à raconter toutes sortes d'histoires à qui veut bien l'écouter et lui payer une cruche de vin.

Le marchand de vin (Clothaire)

Un homme grassouillet, prospère, qui parle trop fort et qui aime à étaler sa bonne fortune. C’est un homme jovial mais obséquieux, très conscient de sa qualité de bourgeois et de sa supériorité sociale face aux petites gens. Il flatte riches et nobles, mais méprise ouvertement les domestiques et les moins nantis que lui. Il semble avoir ses accès au palais du roi, qu’il fournit régulièrement en vins fins. Il voyage avec sa femme, ainsi que sa fille d'un premier mariage et un palefrenier qui souffre en silence. Clothaire se rend à Grandson pour la cérémonie du mariage et fait un crochet par le Poney Fringuant pour tenter d’y vendre quelques-uns de ses produits.

L’épouse du marchand (Dame Flodoberte)

C’est une jeune femme à la beauté glacée, de 20 ans sa cadette, d’origine modeste. Aujourd’hui bourgeoise, Dame Flodoberte entend bien reprendre sa revanche sur la Société. Adorant l’opulence que sa vie d’épouse de marchand lui procure, elle semble toutefois constamment plongée dans un profond ennui. Proche du peuple et des domestiques, elle semble également assez intéressée aux jeunes hommes de son entourage, qu’ils soient de haute ou de basse extraction. Bien que tout cela ne paraisse finalement qu’un jeu destiné à titiller son époux ou à se venger de lui ?

La fille du marchand (Damoiselle Isabeau)

La fille d’un premier mariage du marchand de vin. D’un caractère bien trempé, elle provoque son père sur tous les terrains ; elle clame haut et fort son mépris dappartenir à une classe aussi moyenne que celle de bourgeois, et déclare à qui veut lentendre qu’elle ne reprendra jamais l’affaire familiale. Tout le monde peut régulièrement voir le marchand et sa fille senguirlander, celle-ci reprochant à son père sa « soumission de larbin » au roi. Tenant de son père pour ce qui concerne son mépris pour les petites gens, elle ne s’entend guère avec sa belle-mère, quelle considère comme une profiteuse parvenue. Bien que ne pouvant pas se passer des belles toilettes que lui procure sa situation sociale, elle ne parvient que difficilement à cacher son besoin d’une vie plus aventureuse

Le palefrenier (Albert)

Le palefrenier est aussi le souffre-douleur du marchand de vin. C’est un jeune homme bien bâti que la peine a rendu fort et musclé. Clothaire aime se vanter de la qualité de son domestique, qu’il a choisi non seulement pour sa solide carrure ce qui fait de lui un garde du corps plus que respectable -, mais aussi pour ses qualités morales. Albert semble en effet doté d’un bons sens et d’une éducation rares pour quelqu’un de sa condition, qui lui permettent d’exceller dans les négociations avec les fournisseurs ou pour amadouer l’épouse d’un client ! Dommage que Clothaire le méprise autant, car il aurait pu sinon reprendre l’affaire à la place de Damoiselle Isabeau, qui le méprise d’ailleurs tout autant.

Le chevalier (Messire Sigbert)

Un chevalier à la mine sombre qui ne semble pas parvenir à noyer sa mélancolie dans le vin, malgré une consommation conséquente. C’est l’ancien commandant de l’armée du Duché, ami de longue date de la famille d’Yris, qu’il connaît depuis son enfance. Destitué de sa fonction et de son titre au moment de l’arrestation du Duc Amaury, il semble avoir a perdu son goût de vivre en même que ses terres. Devenu chevalier errant, il met maintenant son épée au service des causes qu’il juge justes. Entre deux campagnes, il s’abrite au château de la Sarraz, où les habitants hébergent volontiers celui qu’ils considèrent toujours comme lun des plus fervents défenseurs de la Duchesse Yris.

L’intendante du château (Marceline)

C’est l’ancienne cuisinière de Dame Yris, actuelle intendante du château de la Sarraz. « Dame » Marceline comme tout le monde l’appelle bien qu’elle ne possède aucun titre de noblesse a été réquisitionnée par le Prince pour participer à lorganisation du mariage de ce dernier avec son ancienne maîtresse. Elle semble très contrariée par cet ordre, auquel il ne lui est toutefois pas possible de se soustraire sous peine d’être emmenée de force, menace que la présence de gardes royaux au Poney Fringuant rend bien réelle. Marceline est une aimable bonne femme, habituellement joviale, aimant tout le monde et appréciée de tout le monde. Elle ne décolère toutefois pas depuis quelle sait quelle doit quitter ce château où elle a été pendant de longues années la nourrice dYris, pour aujourd’hui aller marier de force « son bébé » au jeune loup du Roi.

Les Bateleurs

Un groupe de troubadours est arrivé hier. Ils comptent se rendre au mariage à Grandson pour égayer la fête.

Ce sont des saltimbanques faisant étape au Poney Fringant sur la route de Grandson, où la troupe se rend pour égayer les festivités du mariage entre le Prince Phébius et la jeune Duchesse Yris. Le groupe profite de l’étape pour se produire devant la clientèle de lAuberge et gagner quelques piécettes, ce dautant que lambiance semble avoir grandement besoin d’être quelque peu réchauffée. Tous semblent si complices qu’on les jurerait du même sang.

L'acrobate  (Médart / Mie)

Très agile, l'acrobate pratique la danse, charmant l’assistance de ses mouvements aériens et fluides.

Le jongleur / la jongleuse  (Milon / Mélie)

Sa spécialité est la simulation de combats et  l’art de manier de lourdes haches de guerre en les jetant en l'air comme de vulgaires bâtons.

Le poète (Mérobald / Mathie)

Il chante et déclame des poèmes, enchantant son auditoire avec des chants et des contes relatant des légendes oubliées, des contrées lointaines ou des héros de geste. Il semble très érudit.

Le comédien / la comédienne  (Macaire / Mélusine)

Il joue la comédie et paraît maîtriser à la perfection lart du déguisement.  Transformiste, il peut changer totalement d'apparence très rapidement.

L'archer / l'archère  (Maclou / Méroflède)

Expert en tir à l’arc, il atteint une pomme à 50 pas pour le plaisir des spectateurs ébahis.

Le turlupin (Moregato / Moregata)

C'est le bouffon du groupe ! Désopilant et burlesque, il affirme être capable de faire rire son auditoire à s’en évanouir ! Pitre et farceur, il semble connaître plein de tours et d'histoires drôles.

Les Mercenaires

Un groupe de mercenaires est arrivé cet après-midi. Patibulaires et peu sociables, ils ne se mêlent à personne et préfèrent bivouaquer dehors.

Un petit groupe de mercenaires visiblement originaires de plusieurs pays étrangers, ils parlent entre eux dans un sabir où l'on peut reconnaître plusieurs langues différentes. Ces hommes couturés de cicatrices, se rendant de toute évidence au mariage princier pour se faire remarquer d'un grand du royaume et trouver à se faire engager, sont plutôt calmes et obéissent aux ordres d'un chef patibulaire.

Le chef des mercenaires (Sergent Zacharie / Sergent Zaïza)

C'est une grande brute d'une quarantaine d'années, qui parle et rit fort, et fait régner une discipline de fer parmi ses hommes. Il porte une armure et un lourd armement.

Le Mercenaire belliqueux ( Goar / Guen)

D’une nature fougueuse et belliqueuse, il semble vouloir saisir n’importe quelle occasion d’en découdre, provocant et cherchant querelle dès que quelquun sapproche de leur groupe. Il porte une armure et un lourd armement.

Le Mercenaire placide (Hrolf / Hylde)

Sortant du lot, il semble posséder une très grande force qui limpose par sa seule présence. De nature plus calme et plus posée, sa carrure est impressionnante, bien que paraissant toutefois un peu en marge groupe que les autres, qui lui parlent peu. C’est donc l’intermédiaire désigné pour communiquer au demeurant aimablement - avec des gens en dehors du groupe. Il porte une armure et un lourd armement.

Le Mercenaire sournois (Dacco / Déotéria)

Il parle également cette langue étrange. Mince et agile, il semble que son art du combat est plutôt les dagues. Il porte une armure légère en cuir qui l’entrave le moins possible dans ses mouvements.

Le Mercenaire honorable (Pépin / Pélagie)

D'un port altier et droit, il regarde les gens dans les yeux avec calme. Ses armes et armure sont de haute facture, à telle enseigne qu'on penserait à un chevalier si ce n'était ses manières exotiques très lointaines du code de chevalerie. Il semble plus fréquentable que ses collègues.

Le Mercenaire cruel (Judicaël / Jutta)

Ce mercenaire fait froid dans le dos. A l'évidence, il s'amuse de l'infortune du prisonnier et des petites gens, rudoie le personnel et n'hésite pas à menacer ses interlocuteurs de leur trancher la gorge. Ce qu'il a failli faire avec le garçon d'auberge sous prétexte qu'il avait mal nettoyé son cheval, s'il n'avait été remis à l'ordre par son chef.

Les Moines

Un groupe de moines est arrivé ce matin. Très discrets, ils restent pour l’essentiel entre eux, bien qu’aimables avec qui les aborde.

Un petit groupe de moines trappistes, ayant manifestement fait vœu de silence et portant en plus de leur robe de bure, un capuchon qui dissimule la majeure partie de leur visage. L'aubergiste les héberge au nom de la charité et du futur salut de son âme. Les moines font route vers la capitale, indépendamment du mariage princier, pour régler une affaire relevant du culte.

Le Prieur (Frère Bérenger)

Frère Bérenger est le Prieur de cette congrégation et de ce fait le seul qui soit autorisé à prendre la parole pour le groupe avec les tiers. Apparemment plus âgé, il a été élu par ses pairs pour les mener sur le chemin de la Rédemption. Frère Bérenger est aimable quand il s’adresse à quelqu’un, mais reste peu démonstratif et ses échanges se limitent au strict nécessaire.

Le moine silencieux (Frère Malachie)

Très discret, il semble vouloir respecter à la lettre son vœu de silence, fuit farouchement tout contact avec le monde temporel et reste toujours en prière.

Le moine intégriste (Frère Ancelme)

Frère Ancelme est l’un des moines conservateurs de la congrégation. Bien qu’il ait fait vœu de silence, il est très curieux et se promène sans gêne au milieu de lassistance, scrutant ouvertement tout et tout le monde, ponctuant de-ci de-là certains comportements des païens dun murmure réprobateur ou d’un signe de croix.

Le novice (Frère Lupicin)

Bien plus jeune, Frère Lupicin n’est en réalité qu’un novice. Timide et discret, personne ne semble prendre garde à lui. Il a l'air d'être satisfait de ce dédain général pour sa personne qui lui permet d'aller et venir à sa guise partout. On l'a même vu ressortir de la cuisine avec un gigot !

La Garde Royale

Un petit détachement de la Garde royale escorte un prisonnier vers Grandson et fait étape à la Sarraz.

 Le commandant de la Garde royale (Messire Ermenfroi / Dame Ermesinde)

Ce grand et solide chevalier est non seulement considéré comme le guerrier le plus redoutable du Royaume, mais est également commandant de la Garde royale. Fier et droit, c’est un vrai soldat, pétri d’honneur et de devoir, loyal à son Roi. Puissamment armé, le commandant est accompagné de gardes royaux et d’un prisonnier qu’ils escortent. Affable, mais toujours sur ses gardes, il possède une excellente éducation et entreprend volontiers une conversation sur des sujets fort divers, pour autant que personne ne critique la famille royale devant elle. Il possède tout l’équipement dun chevalier, une armure de plaque, une grande épée à deux mains, ainsi qu’un destrier.

Le Prisonnier ("Hé toi !")

Un prisonnier enchaîné est escorté par des gardes royaux, manifestement sur la route de Grandson. Il est sale et en haillons, mais ne semble pas maltraité. Un manteau chaud le protège relativement bien du froid. Vif et alerte, le prisonnier paraît sans cesse sur le qui-vive, scrutant les alentours, comme sil craignait quelque chose ou quelquun. Les gardes ne laissent personne sapprocher de lui en dehors de laubergiste ou de domestiques venant lui servir à boire ou à manger. Si le Commandant est relativement courtoise avec lui, son gardien se montre humiliant avec lui, ne cessant de l’invectiver et de le couvrir de quolibets.

Le gardien du Prisonnier ( Bélisaire/ Brunehelde)

C’est le garde qui escorte le prisonnier sous les ordres du Commandant de la Garde. Bien que d’un gabarit plutôt menu, il semble très aguerri et sans cesse en alerte. Il ne lâche quasiment pas d’une semelle le prisonnier, avec qui il se montre très dur, n’hésitant pas à le brimer et à l’humilier devant tout le monde. Le Commandant doit souvent le remettre à l’ordre pour protéger le prisonnier, et son gardien, en bon soldat, ne conteste jamais son autorité. Il possède l’équipement des gardes royaux, soit une cotte de maille et un heaume.

L’escorte royale - le Taciturne (Théodoric / Théodelinde)

Taciturne et discipliné, c'est le vétéran de l’escorte royale. C’est le modèle type du bon soldat, solide, aguerri, intègre, loyal et fiable.

L’escorte royale - le Bleu (Eleuthère / Euphrasie)

Plus jeune, celui qui se fait surnommer "le Bleu" semble avoir moins d’expérience, mais il paraît en revanche plus vif et plus fort que ses frères d'armes.

L’escorte royale - le Duelliste (Rognvald / Radegonde)

Son air inquiétant, son regard acerbe planté droit dans les yeux de tous ceux qui lui font face ne laissent planer aucun doute sur ses capacités de combat et son envie d’en découdre.

L’escorte royale - le noble (Godefroy / Guenièvre)

Un garde royal, un vrai, un pur. Issu d’une noble famille de la capitale, indéfectiblement loyal, il a une haute idée de sa fonction et compte gravir rapidement les échelons militaires. Se considérant au-dessus du lot, il voit ses collègues comme des paysans.

Les autres Voyageurs

Des voyageurs sont en chemin pour Grandson et font étape à la Sarraz. Ils ne semblent pas voyager ensemble.

Le tailleur (Maître Aredius / Maître Alberada)

D’origine italienne, ce tailleur qui va de châteaux en palais pour exercer son métier. Plutôt familier avec les gens, c’est un joyeux compagnon qui aime la bonne chère, le vin et la compagnie. Ses voyages l'amènent à rencontrer toutes sortes de gens et il emporte toujours toutes sortes de matériel, de cuir, de tissus et de métaux précieux pour confectionner les vêtements les plus coûteux. Ses prix recrutent plutôt ses clients parmi les gens fortunés, bien qu’il lui arrive de vêtir pour rien de pauvres hères, pour qui le tailleur montre généralement beaucoup de compassion. On dit qu'il maîtrise si bien son art que certaines de ses tenues, pourtant fort légères, auraient la résistance d’une armure. Il se rend à Grandson pour y vêtir la cour du Roi et ses courtisans à l’occasion du mariage.

La camériste de la Duchesse (Filippa)

Séjournant à la Sarraz depuis environ 2 semaines, Filippa se présente comme la camériste de la Duchesse Yris, envoyée par le Roi au château de la Sarraz afin de récupérer toutes les affaires personnelles de la future mariée, notamment son trousseau. Le Roi semble en effet avoir donné des ordres stricts sur le fait que le futur statut de Princesse de Dame Yris lui interdit dorénavant de revenir à la Sarraz après son mariage. En sa qualité de camériste de la jeune Duchesse, Filippa est donc à même de transmettre les ordres directs d’Yris.

La courtisane (Edmée)

Edmée est une jeune et jolie courtisane, plutôt légèrement vêtue en dépit du froid, ce qui laisse supposer quelle fait étape au Poney Fringant pour profiter de l’occasion pour se trouver un ou plusieurs gentils protecteurs. Elle est plutôt raffinée et cultivée, ce qui la destine sans conteste vers des clients fortunés. Aimable avec tout le monde et souriante, maline et alerte, ce serait sans doute la maîtresse idéale si elle n’était une catin.

Le percepteur (Anastase / Arnegonde)

C'est le percepteur du Roi le plus tristement célèbre pour sa très grande efficacité et son total manque de sentiment dans son art de la perception de taxes en tous genre. C’est un Haut fonctionnaire royal et à ce titre, il peut demander l’appui de la Garde royale contre tout récalcitrant.

La bonne sœur (Sœur Septimine)

Sœur Septimine est une moniale cistercienne pétrie de bonté, qui parcourt le monde à la recherche de nécessiteux à soutenir ou à qui prodiguer son aumône. Elle possède une grande aura et son contact semble apaiser immédiatement toutes les personnes qu’elle bénit.

Le paysan (Cyprien / Césarie)

Un modeste paysan qui vient présenter une requête à l’Intendante du château de la Sarraz, sans doute demander un peu de travail ou un sac de blé. Il semble très mal à l'aise au milieu de cette compagnie bigarrée, surtout en présence des hommes en armes. Il ne parle donc qu'avec l'Intendante et les domestiques. Poli et dévoué, il est toutefois aimable avec tous ceux qui l'abordent.

Personnages non-joués

Ces personnages font partie du scénario, mais ne sont pas joués. Leur profil est toutefois connu des joueurs.

Le Roi (Albéric Ier)

Le Roi du Royaume de Vaadtland est Albéric Ier. Il gouverne depuis son Palais royal à la Capitale, mais compte se rendre prochainement au Chef-lieu du Duché, à Grandson, pour y célébrer le mariage de son fils. C’est un roi plutôt sage, bien que très conservateur et autoritaire. Il est obsédé par l’argent et le pouvoir, de sorte que l’union de la plus riche héritière du Royaume à son fils le Prince Phébius est une priorité majeure. Tout le monde sait qu’il investira tous les moyens nécessaires pour y parvenir, même s’il doit mettre le Duché à feu et à sang.

Le Prince (Phébius)

Fils unique du Roi Albéric Ier, actuel Intendant des terres du Duché après l’emprisonnement du Duc Amaury et la fuite de la Duchesse Yris. Phébius est un beau jeune homme, cheveux longs et petit bouc raffiné, bien bâti et rompu au combat. Il aurait pu faire un excellent parti s’il n’était entaché par sa cruauté. Depuis son accession à l’intendance du Duché, il s’est surtout distingué par ses exactions, ses razzias sur les terres pour y arracher provisions et jouvencelles pour ses troupes, ou ses exécutions sans jugement. Lors de sa traque de la Duchesse, il a envoyé au bûcher des dizaines de villageois – principalement autour de la Sarraz, bastion des sympathisants d’Yris – afin qu’ils lui divulguent l’endroit de sa retraite. C’’est finalement Yris elle-même qui s’est livrée afin de mettre un terme à ces massacres. Phébius est aujourd’hui résolu à l’épouser – de force si nécessaire – et à mettre son Duché à genoux pour servir ses propres intérêts. On dit que des troupes à sa solde parcourent incognito le pays afin de connaître l’identité des opposants à ses projets afin de les conduire immédiatement à l’échafaud.

La Duchesse (Yris)

Yris est la fille de l’ancien Duc de Grandson, Rodolphe, mort il y a trois ans, laissant comme héritier son fils Amaury, frère aîné d’Yris. Yris possède en effet un caractère des plus fougueux. Depuis son plus jeune âge, la jeune femme s'est toujours efforcée de rivaliser avec les hommes. Préférant l'équitation et la chasse à la danse et à la vie de cour, elle semble n'avoir jamais voulu comprendre que les travaux d'aiguille ne se pratiquent pas à la rapière. Son père n'a jamais eu le cœur de lui refuser quoi que ce soit, la laissant se vêtir comme un homme, s'entraîner aux arts de la guerre et surtout acceptant son souhait de ne pas avoir d'époux. Ne voulant pas subir l’autorité de ce frère encore plus conservateur que son père en ce qui concerne la place des femmes dans la société, elle préféra s’enfuir du château ducal. Pendant ce temps, une habile accusation de félonie de la part de la royauté a conduit le tout nouveau duc Amaury dans un cachot (il y perdit au passage son titre de Duc et n’est maintenant plus que Comte). De plus, la guerre et une épidémie ont éclairci les rangs de la famille au point que Dame Yris s'est trouvée être la seule héritière des terres familiales, sous la tutelle du roi. Le pouvoir royal a vu là une occasion inespérée de mettre fin à une trop longue période d'autonomie pour ce territoire tant convoité en donnant le titre à la charmante descendante de la lignée légitime et en la mariant dans la foulée au prince héritier. Une expédition a donc été mise sur pied pour retrouver la trace de l'héritière, qui préféra finalement se rendre pour mettre un terme à sa traque sanglante ordonnée par le Prince Phébius. Elle fut ramenée plus comme une prisonnière que comme une personnalité de premier plan et a depuis été assignée à résidence sous bonne garde dans un lieu tenu secret. Voici donc plus de trois ans que personne au Duché n’a revu la Duchesse. Réputée autrefois pour sa grande beauté, nul ne sait aujourd’hui si la rumeur est vraie. Certains affirment qu'elle aurait maintenant des dents de cheval, ou une voix de canard, ou un nez crochu, ou des cicatrices sur tout le visage, voire tout cela à la fois, alors que pour d'autres, elle est la beauté et la grâce incarnée. La vertu de la future mariée fait également débat, puisqu'on raconte qu'elle se serait autrefois enfuie avec l'un de ses nombreux amants. Quant au caractère de la « belle », les potins ne manquent pas non plus, puisqu'elle est censée avoir réussi à s'évader de tous les endroits où elle a pu être enfermée, tué des dizaines d'hommes d'armes, fait mourir d'un seul regard l'un de ses ennemis... D'ici à ce qu'elle soit une sorte de sorcière… La Duchesse est demeurée une légende, l’héroïne du petit peuple, des femmes et des opprimés. Beaucoup voit en elle celle qui éliminera la pauvreté, la famine et l’injustice sociale dans le Duché. Nombreux sont ceux, particulièrement dans la région de la Sarraz, qui donneraient leur vie pour empêcher ce mariage et remettre « leur » Yris à la tête de leur Duché.

Le Duc déchu (Amaury)

Amaury est le fils de l’ancien Duc de Grandson, Rodolphe, mort il y a trois ans, le laissant comme héritier au détriment de sa sœur cadette Yris. Lorsqu’il devint Duc de Grandson, sa sœur s’enfuit afin de ne pas subir son autorité encore plus conservatrice que du temps de son père. Hélas, le Roi convoitait depuis longtemps le Duché de plus riche de son Royaume. Profitant de la mort du vieux Duc, il entreprit d’unir Dame Yris au Prince Phébius pour ramener ces terres dans le giron royal. Pour cela, il fallait écarter le Duc héritier, ce qu’il fit en prétextant une félonie abjecte : le Duc Amaury aurait approché le Royaume voisin, Neuf-Châtel, afin de faire sécession et de changer d’allégeance. Ce qui est évidemment et notoirement absurde, Amaury n’entendant strictement rien à la politique extérieure. Il fut donc derechef emprisonné dans les geôles royales (il y perdit au passage son titre de Duc et n’est maintenant plus que Comte). Amaury écarté, Dame Yris s'est trouvée être la seule héritière des terres familiales, sous la tutelle du roi. Amaury n’est toutefois pas considéré comme un dirigeant dénué de qualités, au contraire. Certes conservateurs, mais prudent et sage, bienveillant et protecteur avec son peuple, ferme et combattif avec ses ennemis, il est considéré par beaucoup comme le Duc qui saurait ramener la stabilité dans le Duché. Il possède donc ses partisans, et parmi eux des rebelles résolus et prêts à défier les forces du Roi pour le délivrer.

Lieu de la partie


La partie se déroulera au Château de la Sarraz, exceptionnel à plus d'un titre.

En dépit de son âge vénérable (il a été édifié sur un éperon rocheux en 1049), ce château est en effet non seulement très esthétique, mais il est le seul à toujours avoir été habité par la même famille (issue des barons de la Sarraz) jusqu'au décès de la dernière châtelaine en 1948. Cette particularité fait son intérêt et sa richesse: il a gardé le caractère d’une demeure habitée et les objets qu’il abrite ont été acquis au cours des années (le château de la Sarraz sur Wikipedia).

 

Les zones où se déroule la partie sont très bien conservées et possèdent un formidable cachet médiéval sans rien sacrifier au confort. Le château abrite au cours de l'année de nombreuses manifestations culturelles.

 

Enfin, son emplacement est idéal pour une clientèle romande : situé sur le plateau entre Lausanne et Yverdon et à proximité de l'autoroute A1, il est à moins de 30 min de Lausanne ou Morges, à 45 min de Neuchâtel ou Nyon et à 60 min de Genève, Martigny, Fribourg ou Berne. Il se trouve en outre à moins de 20 min de la douane française de Vallorbe.

Repas


La soirée comprend un authentique repas médiéval*. Pendant toute la partie, notre traiteur s'assurera que nos convives puisse se sustenter à son buffet et satisfaire tous les appétits moyenâgeux que l'intrigue ne manquera pas de creuser, le tout agrémenté d'hypocras, le célèbre vin aux épices médiévales.

Apéritif

Vin d'hypocras
Taillés aux greubons

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 Buffet médiéval froid
En préparation...
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Buffet médiéval chaud
En préparation...

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Dessert
En préparation...

* sous réserve de modification

Informations utiles


Pour cette partie, vous pouvez choisir au moment de votre inscription quel personnage vous aimeriez incarner parmi ceux qui sont listés ci-dessus - sous réserve que le rôle n'a pas déjà été choisi - .

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Si vous êtes en équipe ou en groupe, vous pouvez - sous réserve des places disponibles - réserver toute une faction : Bateleurs, Moines, Mercenaires ou Gardes Royaux.

 

Vous pouvez nous donner ces indications au moyen de notre Formulaire de contact, ou directement au moment de votre inscription dans le Panier d'achat.

 

Nous vous rappelons que nos soirées ont l'ambition de vous plonger le plus possible dans une véritable ambiance médiévale, aussi est-il important que tous les participants portent un costume moyenâgeux correspondant à leur rôle. La description du costume de chaque personnage se trouve dans les fiches individuelles que vous recevrez après votre inscription. L'achat ou la location du costume est à la charge des participants, mais nous fournissons les armes, casques, boucliers et accessoires nécessaires au scénario. Plus d'infos et des liens utiles sur les costumes dans notre page Infos pratiques.

 

MALIN : -Location de votre costume- inclus chez notre partenaire Mixage Déguisement pour +CHF 90.00 quel que soit le costume (CHF 50.00 pour les enfants) !

Début de la partie : 18h - Fin de la partie : 23h30

Pour ceux qui le peuvent, il est recommandé d'arriver 30 minutes avant le début de la partie pour les questions de dernière minute sur les rôle ou un éventuel briefing.