La Clinique de l'Effroi

Synopsis *


Côtes du Massachusetts (USA), Avril 1944

Alors que les conflits s’enlisent en Europe et que l’effort de guerre se trouve à son paroxysme chez l’oncle Sam, il existe une région étrangement préservée par le recrutement de masse. Il s’agit de la ville d’Arkham, au nord de Boston, des marécages qui l’environnent  ainsi que du chapelet de petites îles qui la bordent dans l’Essex Bay.

Sur une presqu’île à l’embouchure de la rivière Manuxet se trouve un petit hameau abandonné, que domine un vieux Manoir. D’après les rumeurs du coin, l’édifice a été démoli et reconstruit à plusieurs reprises au cours de l’histoire, la dernière fois au début des années 1800. Mais toujours selon les rumeurs, sa première édification date de fort longtemps, bien avant l’arrivée des colons… et il aurait presque toujours été démoli par ses propriétaires successifs, apparemment frappés d’une inexplicable folie destructrice.

En 1887, l’honorable famille Osborn – de prestigieux médecins de Boston – achète la presqu’île et son Manoir. A la surprise des insulaires, les nouveaux propriétaires ne se contentent pas de s’y installer : dans une aile du Manoir, ils aménagent une clinique psychiatrique. La version officielle est que l’extrême isolement des lieux, loin du tumulte de ce monde en guerre, est propice à la guérison des patients du Dr. Osborn. Dans les faits, si on a pu noter que des patients ont bel et bien été transférés à la clinique, aucun d’entre eux n’a été vu en ressortir à ce jour.

Peut-être cela a-t-il un lien avec les ragots qui circulent : les habitants des villages voisins auraient observé d’étranges allers et venues, principalement de nuit ou par temps de brouillard – très fréquent sur ces îles -. Personne n’a jamais pu s’approcher d’assez près de ces insolites promeneurs pour les voir clairement, mais certains pêcheurs ont rapporté qu’ils portaient ou traînaient toujours de lourds fardeaux en se rendant au Manoir. D’autres ont assuré avoir entendu des gémissements étouffés. D’autres encore ont prétendu que ces visiteurs étaient, selon les versions, soit bien plus grands et plus forts qu’un homme, soit au contraire bien plus petits. D’autres enfin s’étant risqués plus près du Manoir ont eu le sang glacé par des cris qui n’avaient rien d’humain. Mais ce ne sont que des légendes, que la famille Osborn a toujours traitées par le mépris, en qualifiant leur propagateurs de « pauvres fermiers ignares ». Du coup, ils ne sont pas aimés, les Osborn, c’est sûr. Et ça n’a pas empêché les gens de la région de se méfier de l’endroit qu’ils ont rapidement appelé « la Clinique de l’Effroi ».

Dix ans après avoir acheté le Manoir, le Dr. Osborn est mort mystérieusement dans le bureau de sa clinique. Vingt ans plus tard, en 1922, son fils meurt dans ces circonstances similaires, dans le même bureau. Depuis, la clinique est dirigée par la veuve de ce dernier, ainsi que par le personnel médical et administratif qui l’assiste.

Chaque année, à la même époque, Lady Osborn a pris l’habitude de réunir sa vaste famille – la plupart d’entre ses membres vit à Boston, seule la Lady et l'oncle Robert occupant encore la clinique à l’année. Cette année, la vieille dame a particulièrement insisté pour que tous soient présents et précis. Le repas, qui doit traditionnellement réunir la famille avec tout le personnel et les patients, doit impérativement se tenir le 15 avril. Ce soir-là et pas un autre. L’occasion, en outre, de rendre visite à la benjamine de la famille, muette et autiste, enfermée à la clinique depuis sa naissance pour son bien.

Le personnel s’active depuis une semaine, les patients sont rasés et lavés de frais, les convives arrivent. La soirée peut commencer…

Les Personnages / rôle disponibles


Vous pouvez choisir de jouer l'un des personnages listés ci-dessous. Attention aux symboles de genre : les ne peuvent être joués que par des hommes, les que par des femmes. Le double symbole indique un rôle pouvant être incarné indifféremment par un homme ou une femme (les rôles comportant un  ne peuvent être choisis, car ce sont les personnages des organisateurs).


La famille Osborn

Les propriétaires de la clinique et maîtres des lieux.

Cora Osborn (-Levinson)

Lady Osborn, la matriarche, veuve de Jeremy, le fils du Dr. Osborn. Elle est la fille d’un riche industriel de Boston. L’actuelle propriétaire de la clinique, où elle vit en compagnie de son ancien comptable, Edward, devenu son compagnon, et du frère de son défunt époux, Robert. C’est elle qui convie aujourd’hui toute la famille Osborn pour « le repas de la Commémoration ». Conservatrice et autoritaire.

Edward Eyestone

Ancien comptable du Dr. Osborn, il a toujours soutenu la famille. A la mort du Dr. Osborn, il est était encore là, et lorsque les forces de Lady Cora ont commencé à décliner, il était toujours là. Au point qu’une intimité a fini par les unir. Discret et effacé.

Robert Osborn

Le nouveau Lord Osborn après la mort de son père, le Dr. Obed Osborn, et de son frère jumeau Jeremy, avec qui il ne s’entendait pas. Bien que ce soit sa mère, Lady Cora Osborn, qui dirige la famille et est propriétaire du Manoir, c’est lui qui s’occupe de l’intendance et du personnel de la clinique. Médecin à la retraite, intelligent et diplomate, il préfère laisser la direction effective des lieux au directeur. Il dirige les enfants de son frère avec bienveillance et sévérité, peinant toutefois à ne pas voir en eux l’image de son frère qu’il détestait. Il n’a jamais évoqué les raisons de cette haine à quiconque.

Nigel Osborn

Le fils aîné de Jeremy et Cora Osborn. Il est l’aîné et sait le montrer. Il exige de ses cadets un respect quasi parental et se fait vouvoyer par eux. Il a brillamment réussi une carrière de chirurgien à Boston, où il s’est établi avec sa famille. Intransigeant, meneur d’hommes, il ne tolère pas qu’on discute ses décisions.

Rebecca Osborn (-Ashton)

L’épouse de Nigel Osborn. La seconde autorité matriarcale de la famille non seulement en raison de son âge et de son statut de femme du fils aîné, mais aussi parce qu’elle lui a donné cinq beaux enfants. C’est elle qui a insisté pour emmener ses deux jumeaux à la Commémoration contre l’avis de son époux, et elle l’a emporté. Diplomate et efficace.

Harry Osborn

Le deuxième fils de Jeremy et Cora Osborn. Il est considéré comme le mouton noir de la famille depuis qu’il a annoncé à sa mère après la mort du Dr. Osborn que libéré de l'oppression de son père, il quittait le domicile familial pour allait faire sa vie. La réprobation de ses frères et sœurs face à une telle attitude fut générale. Fêtard et manipulateur.

Mary Brown (-Osborn)

Troisième enfant de Jeremy et Cora Osborn et aînée des filles. Mary est une femme du monde, belle et raffinée. Très à l’aise en société, elle est d’une aimable nature, y compris à l’égard du personnel. Elle est toutefois assez snob et se vêt des dernières toilettes à la mode. Vive d’esprit, acerbe et coquette.

Matthew Brown

L’époux de Mary, c’est un pilote automobile chevronné qui a fait fortune en remportant de prestigieuses courses aux États-Unis et en Europe. Il aime sincèrement Mary, mais il s’est petit à petit ruiné pour lui assurer son train de vie dispendieux. Fougueux et courageux.

Michael Osborn

Quatrième enfant de Jeremy et Cora Osborn avec sa jumelle Édith, avec qui il entretient une relation fusionnelle, raison pour laquelle il a toujours refusé de se marier, encore moins avoir des enfants. Michael est très protecteur avec sa sœur, pouvant même se montrer agressif si quelqu’un s’en prend à elle. Malin, moralisateur et compatissant. Michael est le seul mâle de la famille à avoir été engagé. Il revient du Front italien où il fut blessé lors de l'attaque d'Anzio.

Édith Osborn

Jumelle de Michael, avec qui elle entretient une relation fusionnelle, raison pour laquelle elle a toujours refusé de se marier, encore moins avoir des enfants. Édith semble avoir subi un traumatisme dans son enfance qui l’a fragilisée. Elle est actuellement éditrice d'un magazine féminin. Elle se repose beaucoup sur son frère pour toutes ses décisions. Inquiète, méfiante et curieuse.

Sybil Bybee (-Osborn)

La plus jeune des filles Osborn (si on ne compte pas Alicia - mais personne ne compte jamais Alicia -, et la plus féministe ! Elle milite pour les droits de la femme, et par conséquent se fait sans cesse réprimander par les mâles de la famille – surtout Nigel – qui la somment régulièrement de cesser de leur faire honte. Elle n’en a cure et poursuit fièrement son combat – au demeurant peu suivi -. Colérique et effrontée. Sybil est le second seul membre de la famille Osborn a s'être engagée, en qualité d'infirmière militaire. Elle est actuellement en congé.

Tom Bybee

Le mari de Sybil lui convient à merveille. Ancien chauffeur de la famille Osborn, son mariage avec Sybil - qui l'a imposé - l'a fait difficilement admettre au sein du clan. C’est un homme moderne, en connexion avec son temps et qui soutient totalement les valeurs de sa femme. Et pour cela, il est largement méprisé par tous les hommes de la famille, sauf Ezra. Ouvert d’esprit et polémiste.

Ezra Osborn

Le cadet des fils Osborn. La mauvaise graine. Très secret, solitaire, il semble très proche de son grand-père et critique en permanence sa famille qu’il juge trop faible, laxiste et permissive. Il prône pour des méthodes de traitement des patients plus invasives. Provocateur, sombre et mystique.

Alicia

La cadette de la famille. On peine à se souvenir qu’elle est une Osborn elle aussi, tant elle est ignorée. Il faut dire qu’elle n’a pas toute sa raison, raison pour laquelle la famille a jugé qu’il était préférable pour son propre bien qu’elle soit traitée comme une patiente de la clinique, où elle est enfermée depuis sa naissance. Autiste et muette – elle n’a jamais parlé depuis sa naissance -, certains se demandent si cela a à voir avec le fait qu’elle est née 10 ans après Ezra, alors que tous les autres frères et sœurs se sont succédés quasi année après année ? Ou que sa mère s’était déjà brouillée depuis longtemps avec son père à cette date ? Ou que son père l’eût toujours rejetée ? Ou encore avec cet accident qui faillit la tuer lorsqu’elle n’avait qu’un an et qui lui a laissé cette terrible cicatrice dans le cou ? Nul ne le sait.

Eliott & Ella Osborn

Des jumeaux, fils / fille de Nigel Osborn, petit(e)-fils/fille de Jeremy Osborn et donc arrière-petit(e)-fils/fille du fameux Dr.  Osborn. Normalement, les petits-enfants ne sont jamais conviés à la Commémoration, Cora s’y refusant toujours, invoquant les secrets de famille qui seraient trop lourds à porter pour de jeunes âmes. Leur mère Rebecca a toutefois tellement insisté que Nigel a fini par imposer leur présence à sa mère, argumentant qu’ils venaient d’avoir vingt ans et qu’il était temps qu’ils apprennent les affaires familiales. Les jumeaux montrent une grande rivalité avec ceux de Lady Mary et se chamaillent en permanence, ce qui excède les aînés.

Rick & Rose Osborn

La quatrième paire de jumeaux de la famille, décidément bien prolifique en la matière. Ce sont les fils et fille de Mary et Matthew, eux-aussi petit(e)-fils/fille de Jeremy Osborn et donc arrière-petit(e)-fils/fille du fameux Dr.  Osborn. Normalement, les petits-enfants ne sont jamais conviés à la Commémoration, Cora s’y refusant toujours, invoquant les secrets de famille qui seraient trop lourds à porter pour de jeunes âmes. Leur tante Rebecca a toutefois tellement insisté que leur oncle Nigel a fini par imposer à sa mère la présence des quatre jumeaux, argumentant qu’ils avaient, tous les quatre, vingt ans cette année et qu’il était temps qu’ils apprennent les affaires familiales. Les jumeaux de Mary sont aussi doux, laborieux et obéissants que leurs cousins sont turbulents.

Les domestiques

Loyaux et dévoués, ce sont eux qui font fonctionner le Manoir.

Charles Carson

Le doyen des lieux, il est bien plus âgé que Lady Cora. Il a été engagé par le Dr. Osborn lui-même au moment de l’achat du Manoir pour en être l’intendant. Il a participé à tous les événements de famille et c’est lui a qui a trouvé le corps de son maître il y a 46 ans ! Il est aujourd’hui toujours officiellement le majordome de la famille, bien que son grand âge l’ait contraint à céder l’essentiel de ses fonctions au valet de pied, Thomas Barrow. Nul doute que Carson tait nombre de secrets – à moins que la sénilité ne les lui ait fait oublier -. Carson est très susceptible, mais juste et droit.

Elsie Hugues

La gouvernante, c’est elle qui dirige tout le personnel domestique du Manoir. Elle y travaille depuis plus de vingt ans et c’est donc la seconde en ancienneté parmi les domestiques. Secrètement – et platoniquement – éprise de Carson depuis des années, elle le chouchoute et prend sa défense chaque fois qu’elle le peut. Personne n’est dupe et tout le monde a saisi le charmant manège des deux aînés. Compatissante, bonne, gentille, Elsie est toujours à l’écoute de tous.

Phyllis Baxter

La femme de chambre, engagée il y a cinq ans par Mrs Hugues. C’est elle qui s’occupe de Lady Cora pour sa toilette, son habillement et son coucher. Il lui arrive, rarement, de s’occuper également de Mary. Il est certain que sa fonction la rend probablement dépositaire des confidences de Lady Osborn, ce que d’aucuns considèrent comme éminemment précieux. Discrète, maline, observatrice, Sarah semble toujours tout savoir sur tout le monde.

Thomas Barrow

Le valet de pied, engagé il y a une dizaine d’années. Autrefois uniquement chargé du bien-être de Lord Robert, il a aujourd’hui prit également en charge les fonctions de Carson, trop âgé pour les mener à bien. C’est donc Barrow qui gère les événements quotidiens de la maison, organise les repas, accueille les convives, leur sert à boire dans les salons et boudoirs, en plus de sa charge de valet de Robert. Il est donc stressé en permanence, courant sans cesse vers une nouvelle tâche. Il met sans arrêt une terrible pression sur tout le personnel. Nerveux, ironique, souvent blessant.

Alfred Nugent

Le garçon de salle, engagé il y a moins d’un an. Sous les ordres directs de Barrow, dont il est le souffre-douleur. C’est lui qui amène, sert et dessert les plats concoctés par Miss Patmore, la cuisinière. Il semble détester sa fonction et passe tout son temps libre à s’absenter du Manoir pour une activité qu’il refuse de dévoiler, mais dont il rentre à chaque fois totalement épuisé. Il est amoureux de la petite aide de cuisine, Daisy, mais qui semble toutefois le dédaigner complètement. Timide, maladroit et romantique.

Beryl Patmore

La fidèle cuisinière du Manoir et de la clinique, en poste depuis une quinzaine d’années. Elle fait deux cuisines différentes : l’une, variée et raffinée, pour la famille ; l’autre, pauvre, sans goût et monotone pour les patients. Elle déteste cette situation, mais elle lui est imposée par la direction de la clinique, qui considère qu’une nourriture trop riche nuit au traitement de ses pensionnaires. Truculente, exigeante, vociférante, mais avec au fond un vrai cœur d’artichaut.

Daisy

La petite aide de cuisine. Elle ne comprend pas les différences sociales entre les nantis – la famille Osborn – et les pauvres – les domestiques – qui la contraignent à travailler pour les premiers plutôt que de siroter avec eux des vins capiteux dans les salons. Analphabète, elle semble chercher auprès de Carson et de Barrow un peu de temps pour lui apprendre à lire, ce que ni l’un ni l’autre n’ont le temps de faire. Elle accepte alors parfois les leçons d’Alfred, mais elle le trouve niait et ne veut pas le blesser en lui donnant de faux espoirs. Révoltée, emportée et soupe-au-lait.

Le personnel médical

Ce sont eux qui exercent l'autorité effective sur la partie clinique du Manoir et dispensent les soins aux patients.

Dr. Richard Cawley

C’est le médecin-répondant de la Clinique. Psychiatre de la vieille école pour ce qui est du régime carcéral imposé aux patients, il se déclare pourtant adepte de nouvelles méthodes dont il garantit l’efficacité. Il passe l’essentiel de son temps à ses recherches, pour lesquelles il demande régulièrement à Bates, l’infirmier-chef, de lui amener des patients qui en ressortent très éprouvés, mais « sur la voie de la guérison ». Il ne s’occupe que des soins, laissant la gestion des autres aspects de l’internement au directeur. Erudit et sans émotion, c’est un électron libre sur qui la famille Osborn n’a que peu prise.

Dieter / Dieta Friedrich

Le directeur / la directrice de la clinique. Le directeur est chargé de gérer l’intendance de la clinique, le personnel médical ainsi que le côté carcéral de la vie des patients. Friedrich est sévère, seul le maintien d’une discipline sans faille compte à ses yeux, quels que soient les sanctions qu’il lui faudra prendre contre les patients pour y parvenir. Friedrich est totalement dévoué à la famille Osborn, à qui il obéit sans discuter.

Norman / Norma Bates

L’infirmier/ère-chef de la Clinique. C’est un ancien patient du Dr. Cawley qui, selon ce dernier, a « totalement été guéri grâce à ses méthodes avant-gardistes ». Bates en a conservé une expérience douloureuse et nourrit maintenant un puissant sentiment de revanche à l’égard de cette clinique et de ses patients, qu’il traite au moins aussi mal qu’il l’a été, plus les intérêts ! Il fait froid dans le dos, surtout quand on sait qu’il avait été interné pour avoir enlevé plusieurs enfants en bas âge. On ne les a jamais retrouvés, et il a toujours nié ses rapts. Mais heureusement, il est guéri maintenant… Cruel, pervers et sans scrupule.

Martha Young

La sage-femme. C’est elle qui s’occupe des femmes enceintes et des jeunes mères parmi les patients. Car étonnement il y en a plusieurs à la clinique. Enfin, il y en avait, car deux femmes ont récemment perdu leur enfant. Elle gère leur inévitable dépression post-traumatique et semble accorder beaucoup de soins à la seule encore enceinte, Ivy, qu’elle entoure d’attention. Martha semble était très proche de feu Jeremy Osborn, et l’est également aujourd’hui du cadet de la famille, Ezra, avec qui elle passe beaucoup de temps ces dernières semaines. Froide et cynique.

Marino / Marina Sciutto

Le stéréotype du maton, version clinique psychiatrique. C’est un être foncièrement stupide. Pas forcément mauvais, mais sa stupidité et son obéissance aveugle à Bates et à Friedrich le rendent dangereux. Son déficit intellectuel permet parfois à des patients de le convaincre d’alléger leur régime, mais le retour de manivelle a toujours été très brutal, à l’image de cette force de la nature dont cette dernière n’a manifestement privilégié que les muscles. Brutal, prévisible et influençable.

Les patients

La plupart sont très atteints. Ils suivent tous les méthodes "avant-gardistes" de traitement du Dr. Cawley.

Mia Love

Mia est une jeune femme totalement déboussolée depuis qu’elle a commis un infanticide sur sa petite fille de 10 mois. A un tel point d’ailleurs qu’elle n’a même pas le souvenir de l’avoir fait. Elle s’est réveillée baignant dans le sang de sa fille, gisant à côté d’elle, un couteau ensanglanté dans sa main. Et sa folie est telle qu’elle nie même avoir jamais possédé cette arme. Pauvre enfant. Le Dr. Cawley a diagnostiqué une schizophrénie aigue. Elle est souvent enfermée car elle présente un danger pour les autres patients et le personnel.

Mrs Jones

Tout le monde ignore le prénom de cette dame d’âge moyen, arrivée enceinte à la clinique pour des troubles dépressifs liés à la grossesse et heureusement diagnostiqués à temps par le Dr. Cawley. C’est Martha qui l’accouchée et elle a donné naissance à un beau et fort garçon. Malheureusement, alors qu’il allait avoir un an, il est inexplicablement tombé de son berceau et s’est brisé la nuque. Sans doute a-t-il dû pleurer et s’énerver si fort – sa mère ne l’entendant pas à cause des sédatifs – qu’il a fini par tomber. La dépression de Mrs Jones s’est évidemment aggravée de sorte que sa sortie n’est pas à l’ordre du jour.

Ivy

Point d’histoire malheureuse avec l’enfant d’Ivy. Elle est enceinte, quasiment à terme, et son bébé va très bien. Elle doit être incessamment accouchée par Martha et le Dr. Cawley. La raison de son internement est ailleurs : Yvy est opiomane et ses excès ont passablement brûlé sont cerveau au point qu’elle est persuadée qu’un démon lui rend visite toutes les nuits pour palper son ventre et veut lui ravir son bébé. Le Dr. Cawley traite son complexe de persécution au moyen de ses nouvelles méthodes, et Ivy est maintenant beaucoup plus calme et docile. Elle a accepté que le Dr. Cawley pratique une césarienne, bien plus adaptée à son trouble pour le bien de l’enfant.

Kay

Ce patient présente des symptômes très étranges. Crises d’angoisse, désir permanent de tuer, culpabilité, repentir, suivis de périodes de calme où il donne l’impression que les traitements de choc que lui inflige le Dr. Cawley font de l’effet… jusqu’à la prochaine crise !

Billy

C’est le maniaque de la clinique. Pas le maniaque pervers, non, le maniaque au sens strict du terme. Il a des rituels pour tout, il se lave les mains 20 fois par jour, refuse de serrer la main des gens, ne supporte pas le bruit, tourne autour de son lit avant de se coucher, replace ses couverts 10 fois avant de manger, etc, etc..

Ted

Lui, il est toqué. C’est-à-dire qu’il est atteint de la maladie de Tourette : il a de la peine à parler, crie tout le temps et a toujours des poses bizarres avec ses mains. Il a des périodes sans crise où il parle normalement et se montre même très agréable et très érudit. Les autres pensionnaires ne l’aiment pas parce qu’il est trop bruyant, et le personnel médical doit souvent le protéger contre leurs mauvais coups.

Eni Fa'aua'a

Un illuminé, un doux dingue, un gentil rêveur. C’est un indien, et il porte tout le temps des costumes traditionnels et des colifichets pour le protéger. Il dit sans cesse que « la bête est revenue » et qu’il faut « réveiller le gardien ». Ses objets et les incantations qu’il marmonne toute la journée sont pour ça. Mystique et inoffensif.

Owe

Un dépressif à tendance suicidaire. Il dit tout le temps qu’il n’a pas mérité d’être recueilli par « ce bon Dr. Obed » (il se trompe, il a été admis par le Dr. Cawley), qu’il n’a pas pu racheter sa faute, « qu’elles ne lui pardonneront même pas dans l’au-delà », et que le sort dont il est digne est la mort. On lui a retiré ficelles, ustensiles, couteaux, etc.., et il est tout le temps suivi par l’infirmier. Assez déprimant à fréquenter.

Les visiteurs

Invités ou là par hasard, ce sont les personnages extérieurs à la clinique.

Chuck O' Malley

Un inspecteur de Boston, bien connu de la famille depuis des décennies, est régulièrement convié à la Commémoration. Non seulement en raison du risque, toujours présent, d’un tel repas pris en compagnie des patients, mais également parce que des événements troublant se sont récemment déroulés au Manoir. Robert souhaite en discuter avec l’inspecteur, qui connaît bien tout le monde.. y compris certains patients pour les avoir amenés lui-même. O’Malley est un vieux de la vieille. Pas très intègre, mais expérimenté et globalement un bon flic qui fait son travail.

Daniel Laeddis

Un jeune inspecteur détaché de New-York s’est invité à la fête. O’Malley n’a pas pu empêcher qu’il s’incruste dès qu’il lui a dit qu’il voulait enquêter sur les derniers événements de la clinique. C’est donc une sortie officielle et Laeddis a été affecté pendant son stage comme équipier de l’inspecteur O’Malley. Laeddis est très excité par toutes légendes qui courent sur la clinique, et il espère bien pouvoir en résoudre quelques-unes. C’est le type du flic intègre, pointilleux, qui ne lâche rien ni personne et qui va jusqu’au bout des choses.

Lewi Stuart Campbell

Le notaire de la famille, lui aussi ami de longue date avec le clan Osborn. C’est lui qui s’occupe de leurs affaires à Boston et qui a supervisé les rénovations de la clinique. Lady Cora et Robert veulent profiter de l’occasion pour annoncer à la famille certaines décisions à propos de leur immobilier, et notamment de la clinique. Campbell devra conseiller, prendre note et instrumenter ces décisions. C’est un notaire bonhomme et joufflu, riche et prospère, un notable respecté de Boston et qui n’aime pas sortir de sa ville. Inutile de dire à quel point il déteste cet endroit, entouré de fous qui plus est.

John / Jane Stirling

La famille Osborn a toujours abrité des scientifiques, que ce soit le grand-père, Obed, ses fils Jeremy et Robert ou son petit-fils Nigel. Rick se promet quant à lui à de brillantes études en psychiatrie. Ils ont dont pris l’habitude chaque année de convier un scientifique à la Commémoration. Cette année, sur la recommandation de Nigel, ils ont choisi un zoologiste. Robert a trouvé l’idée incongrue, mais Cora a adoré l’idée et l’a validée. « Après tout, il pourra peut-être parler à la partie primale de nos patients », a-t-elle plaisanté. Stirling est un zoologiste réputé de l’Université Miskatonic d'Arkham. Il a écrit une thèse sur l’exo-zoologie et est l’auteur de plusieurs théories sur l’origine des espèces, dont certaines il faut le dire assez farfelues. Stirling est le stéréotype du scientifique, studieux, curieux, touche-à-tout, distrait et érudit.

Leslie H. Oaks

Stirling a demandé la permission d’emmener avec lui Mr. Oaks, qui est le gardien de la bibliothèque de l’Université Miskatonic. C’est en réalité Oaks qui, apprenant que Stirling se rendait au Manoir, a lourdement insisté pour l’accompagner. Il devait en effet absolument parler à Lady Cora, non seulement à propos de l’un de ses enfants, mais surtout parce qu’il est tombé sur un très vieil ouvrage qui parle du Manoir, de son histoire et… de ses occupants. Oaks est un vieil homme courbé et chenu / la vieille fille typqique, terriblement myope et d’une santé précaire que la poussière séculaire de ses rayonnages aggrave chaque jour.

Rita Bevan

Une journaliste du Boston Herald s'est invitée à la soirée afin de couvrir les événements officiels - la Commémoration - et officieux - les légendes qui circulent sur la Clinique. Bien que très irritée par sa présence, Lady Cora a préféré la laisser entrer, et contrôler ce qu'elle écrira, plutôt que de risquer qu'elle s'infiltre et n'invente n'importe quoi. Bevan est une de ces jeunes femmes qui aspirent à prouver qu'elles peuvent faire un métier d'homme et en veulent pour y arriver. Elle arrive à la soirée accompagnée de Miss Bunting.

Sarah Bunting

Une jeune et progressiste maîtresse d'école, socialiste militante et violemment anti-bourgeoise. Miss Bevan lui a proposé de l'accompagner à la Clinique afin de donner plus de piquant à son sujet. Sarah y a vu quant à elle une occasion inespérée de rencontrer cette famille et de lui dire ses quatre vérités en face. Exubérante, érudite et politiquement très engagée.

Les intendants

Les Organisateurs. Ces rôles ne peuvent pas être choisis.

Félix Zovet

Le concierge de la clinique.

Capucine Mayor

L'intendante du Manoir.

Georg Smallstone

L'homme à tout faire.

Tatiana Lourenskaia

La secrétaire.

Pearl Rubiero

La fille de salle.

Lieu de la partie


Cette partie se jouera en avril 2016 dans la splendide Maison de Buttin-de-Loës, à Grandvaux (Lavaux). Ce manoir date du XVIème siècle et possède encore tout l'ameublement de ses anciens propriétaires. Sa configuration, ses jardins en terrasse au bord du lac, ses pièces nombreuses et exiguës en font le terrain de jeu idéal pour cette Murder Party. Sans compter son exceptionnelle situation dans les vignobles du Lavaux, d'où vous pourrez contempler le lac et les montagnes.

Informations utiles


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Nous vous rappelons que nos soirées ont l'ambition de vous plonger le plus possible dans une véritable ambiance, aussi est-il important que tous les participants portent un costume d'époque correspondant à leur rôle. La description du costume de chaque personnage se trouve dans les fiches individuelles que vous recevrez après votre inscription. L'achat ou la location du costume est à la charge des participants, mais nous fournissons les accessoires nécessaires au scénario. Plus d'infos et des liens utiles sur les costumes dans notre page Infos pratiques.

Début de la partie : 18h - Fin de la partie : 23h30

Pour ceux qui le peuvent, il est recommandé d'arriver 30 minutes avant le début de la partie pour les questions de dernière minute sur les rôle ou un éventuel briefing. 


* Sur une idée originale de Sébastien Duverger Nédellec